mercredi 24 avril 2013

Bibliotourisme

J'ai découvert aujourd'hui et me suis inscrite aussitôt à un programme d'hébergement pour bibliothécaires voyageurs. Bon. De quoi s'agit-il. C'est un programme lancé par le CILIP qui est une association anglaise me semble-t-il de promotion des métiers de l'information. Cette association offre notamment chaque année une bourse pour participer au congrès IFLA. 

Leur programme "Library Hosts Directory" consiste à mettre en relation des bibliothécaires désireux de voir des bibliothèques dans un pays qu'ils visitent avec des bibliothécaires locaux qui peuvent soit les héberger (3 jours max), soit leur faire visiter leurs bibliothèques et/ou leur ville. 

Pour l'heure, hormis une personne en Thailande et une personne aux USA, le gros des hébergeurs est en Europe, au Royaume Uni, en Espagne et en Allemagne. Depuis 10 minutes, il y a une personne en France, mais ce serait bien si ce n'était que le début. Pour voir, la carte du monde des hôtes :  www.tinyurl.com/CILIPHostsMaps

Il y a bien sûr un guide à la fois pour l'accueillant et l'accueilli, que vous trouverez ici : www.tinyurl.com/CILIPHostsGuide

Si vous êtes décidés, il vous suffit de remplir le formulaire en ligne, super simple et d'attendre qu'on vous contacte : www.tinyurl.com/CILIPHostsRegistration

et si vous préférez plutôt aller vous balader, envoyez un mail à the Hosts Directory Administrator (ciliphostsdirectory@gmail.com) avec les informations sur qui vous êtes, où vous voulez aller et pour combien de temps. Facile ! Si seulement il y en avait à Singapour, ça m'éviterait de chercher un hôtel pour l'IFLA...

raphaëlle



mercredi 17 avril 2013

Modèle de plan de communication

Suite à une mission d'expertise au Cameroun, j'ai réalisé avec Lisa Chatellier (master PBD, enssib) le plan de communication du Clac de Yaoundé.  Pour l'heure, je ne peux pas diffuser ce plan dans son intégralité, mais en présentant la forme à des stagiaires la semaine dernière, une demande m'a été faite de le diffuser vide pour en avoir cependant les grands axes, les grandes parties.
source : http://adrianejolly.com/improving-communication-with-prospects-and-customers/
Voici donc un plan de communication à trous, à compléter en fonction des situations de chaque bibliothèque ou centre de documentation. Pour aider un peu, j'ai mis quelques indications, mais j'ai bien conscience que c'es très elliptique. Pour les stagiaires et élèves qui ont suivi mes cours, ce devrait être clair ; pour les autres, n'hésitez pas à me contacter.

Bien sûr, ce plan n'est qu'un modèle parmi tant d'autres, alors n'hésitez pas à le modifier en fonction de votre propre vision de ce que peut être une stratégie de communication en bibliothèque. Vous aurez remarqué que j'y insiste beaucoup sur les missions et les objectifs, c'est avant tout parce que je considère que la communication est un outil au service de la bibliothèque et de ses missions, utile pour la réalisation de celles-ci et non pas un outil voué au seul recensement de statistiques.




Raphaëlle


mardi 2 avril 2013

Ateliers internationaux à l'enssib

En tant que chargée des relations internationales, je suis impliquée dans pas mal d'associations internationales elles-mêmes parmi lesquelles l'IFLA bien sûr (et notamment la section LTR) et EUCLID (et donc Bobcatsss, congrès sponsorisé par EUCLID).

En tant que chargée de cours, j'enseigne la réalisation des posters en vue des congrès internationaux et anime un module sur les bibliothèques et l’international.

En réfléchissant à comment impliquer plus encore nos étudiants, au delà des cours qui restent des cours et de mon propre investissement qui finalement reste individuel, nous avons eu l'idée de proposer des sortes d'activités intra-scolaires, mais hors cursus. Nous organisons donc à l'enssib deux ateliers internationaux. L'objectif de ces ateliers est d'une part de transférer aux étudiants des compétences (en communication pour le premier atelier, en formation pour le second) tout en leur offrant la possibilité d'échanger avec des collègues étrangers et d'autre part de leur montrer ce qu'est l'investissement dans une association internationale.

Ce que nous expérimentons aussi avec cet atelier c'est de travailler autrement avec les enseignants. Là, je ne donne pas cours, j'accompagne un projet. Ce n'est pas de l'enseignement. D'ailleurs pour moi cela fait partie de mon travail de relations internationales, pas de mes heures de cours.

L'atelier IFLA : 

Cet atelier a commencé en 2011-2012 quand j'ai été élue "information coordinator" de la section LTR de l'IFLA. J'y ai vu à la fois une augmentation de ma charge de travail et l'occasion d'impliquer nos étudiants tout en m'aident à tenir ce job. La première année, 4 étudiants du master PBD ont rejoint le groupe. Nous avons fait des news, des newsletter en français et anglais, traduit des documents de la section et lancé le compte Twitter de LTR. L'IFLA, pour les remercier, leur a offert les frais d'adhésion, ce qui es appréciable puisqu'ils s'élèvent tout de même pour les étudiants à 80 euros. Depuis, un des étudiants est engagé activement dans le groupe des nouveaux professionnels de l'IFLA : le NPSIG.


Pour sa deuxième année, cet atelier compte maintenant 12 étudiantes dont 9 du master PBD et 3 du master CEI. Aucun des étudiants de l'année 1 n'est resté (ce n'était pas l'objectif d'ailleurs) et donc ce sont 12 nouvelles étudiantes. Progrès par rapport à l'année précédente, l'atelier se diversifie et nous avons aussi bien des M1 que des M2 et surtout des étudiantes de différents masters. Avec une telle équipe, nous avons augmenté  notre activité : un suivi plus actif du compte Twitter, toujours les news, les traductions et la newsletter et pour finir le lancement du blog avec une veille active sur 3 domaines : l'histoire du livre, l'histoire des bibliothèques et les sciences de l'information et des bibliothèques. Cette veille est réalisée sur diigo, diffusée sur le twitter et valorisée sur le blog.

Avec l'IFLA 2014 à Lyon qui se prépare, on espère bien amener encore plus les étudiants à s'investir dans cet atelier pour travailler sur des projets en lien avec LTR ou avec IFLA 2014.

D'un point de vue pratique, dans ce groupe, on échange beaucoup par mail, même si nous avons une réunion tous les mois ou les deux mois selon les besoins. Pendant ces rdv, j'essaye d'apprendre aux étudiantes à se passer la parole de manière moins anarchique que nous avons l'habitude de le faire en France. Pour finir, nous partageons aussi un intranet pour le suivi de nos dossiers.

Atelier Bobcatsss : 

Cet atelier, tout nouveau qui commence en 2013, consiste à apprendre à faire et à présenter des workshops (ateliers), tels qu'ils sont présentés au congrès Bobcatsss mais aussi tels qu'ils peuvent être utilisés dans les formations (des étudiants, des usagers, des collègues...). Cet atelier se fera en 6 séances : 3 sur un semestre, 3 sur le semestre suivant. Voici le détail des premières séances :

  • séance 1 (2h) : retour sur bobcatsss 2013, choix des sujets en lien avec Bobcatsss 2014 et composition des groupes. 
  •  séance 2 (2h) : présentation d'un workshop sur l'open data par deux étudiants de M1 PANIST et construire un workshop : méthode et outils
  • séance 3 :(2h) : retour sur la présentation du workshop pendant la journée portes-ouvertes et élaboration d'un budget et recherche de financement pour présenter les workshops à bobcatsss 2014 à Barcelone. 

Les séances 4,5 et 6 auront lieu entre octobre et novembre et débuteront chacune par la présentation d'un workshop préparé par un des groupes de l'atelier Bobcatsss 2014, présentation en anglais, svp.

Je monte cet atelier avec deux étudiants (Grégoire Mochulpich et Thibault Mahé) qui m'ont accompagnée à Bobcatsss en 2013 et qui sont très investis dans le projet. Ils ont créé l'affiche et travaillent avec moi à la réalisation d'un site web qui nous permettra de valoriser le travail de l'atelier.

Raphaëlle

mardi 26 mars 2013

Les posters des étudiants de l'enssib

Pour la deuxième année, les étudiants de master PANIST, du diplôme COBD et les stagiaires bibliothécaires (FIBE) ont  eu la joie de dû faire un poster. Si cela a paniqué un peu dans les premières semaines, le résultat a été largement à la hauteur de mes attentes.

Les sujets :

Pour les masters PANIST, ils ont été choisis par Benoît EPron, en lien avec son module, et donc sur le thème de l’environnement numérique : datalogs, augmented reality, digital pedagogical materials...Les posters accompagnaient un dossier documentaire.

Pour les FIBE et les COBD, les sujets ont été choisis par Marie-Françoise Defosse, Chrisophe Evans et moi-même. Pourquoi autant de monde ? Car le poster était un des éléments d'un travail comprenant : une recherche documentaire, des entretiens semi-directifs et enfin la réalisation du poster. voici quelques sujets : l'inclusion, la communication imprimée vs la communication en ligne, les infographies en formation des usagers, les couleurs...

Les impératifs :

Le format A1, même si certain-e-s l'ont fait en fait en A0, mais heureusement mon imprimeure préférée m'a changé tout ça bien gentiment.
L'autre impératif étant l'anglais pour les masters.
Pour tous les élèves et stagiaires, il y a eu une soutenance, mais pour tous en français.

La demande :

Un poster de communication scientifique : avec une problématique et un processus de réflexion qui s'exprime visuellement dans le poster; Bon, un certain nombre des posters sont encore trop descriptifs et pas assez problématiques, mais bon, ça viendra. J'ai aussi à améliorer l'explication de ce qu'est une problématique. Et oui, ça parait facile, mais ça ne l'est pas du tout.


La pédagogie :

Justement, j'avais déjà amélioré par rapport à l'an passé deux ou trois choses. D'abord, j'ai pu montrer des posters aux élèves de cette années : ceux des élèves de l'année précédente et mon propre poster. D'en avoir réalisé moi-même n'a pas changé le cours, mais m'a permis de savoir sur quoi insister. Ensuite, j'ai préparé des carnets de posters pour accompagner les élèves après le cours. Je ne suis pas sûr que cela aie vraiment bien marché. Il faudra que je sois plus claire sur ce qu'il faut en faire.
à propos d'accompagnement, je tiens des permanences pour les posters, mais très peu sont venus contrairement à  l'an dernier. C'est dommage, car au niveau de la fameuse problématique, on voit la différence entre ceux qui passent et ceux qui ne passent pas. Faut bien que le prof serve à quelque chose, non ?
Cette année, on avait proposé des séances de photoshop pour aider à la technique, mais elles arrivaient bien trop tard. Il me semble que l'année prochaine, c'est surtout au niveau du calendrier que je vais devoir retravailler. Pour ce qui est du contenu du cours, je pense aussi l'améliorer en m'appuyant plus sur les réalisations des élèves, mais aussi des miennes, maintenant que j'en ai une trentaine sous la main (15 par an).


La valorisation :

Comme l'an dernier, les posters seront exposés pendant la journée portes-ouvertes de l'enssib (25 mai) et pendant le congrès ABF. Et puis, j'espère que ce n'est qu'un début et que chaque élèves/stagiaire en fera d'autres. Déjà, un des posters, celui sur l'inclusion, a été valorisé sur le blog de Légothèque.

En image :

J'en ai sélectionné deux parmi les 15 que vous pourrez voir pendant les expos. Disons que c'est un teasing.
Le premier est celui d'un des groupes PANIST  (Arnaud Mak Yuen, Grégoire Mochulpich, Thibault Mahé, Emeline Mercier, Mathilde Combet) sur les datalogs. Un bon travail, accompagné pendant la présentation par tout un tas de visuels montrés sur tablette. Deux élèves de ce groupe (Grégoire Mochulpich, Thibault Mahé) m'ont accompagnée à Ankara pour le congrès Bobcatsss et se lancent avec moi dans le prochain atelier international de l'enssib. On en reparlera.



Le second est celui d'un des groupes FIBE (Thomas Colombera, Soizic Cadio, Stéphane Dufourneret) sur l'animation de communautés : big up pour le matériel qui accompagne à savoir une carte de visite et un site web dédié à ce poster dans lequel vous retrouverez toute leur méthodologie pas à pas. Du beau boulot qui donne envie d'être prof !!!

Posterlast

Voilà pour la promo des posters 2012-2013. J'espère que vous viendrez voir tous les autres pendant le congrès ABF.

Merci à tous les élèves et stagiaires.

Raphaëlle

mardi 19 mars 2013

Tour de France des bibliothèques : en avant pour #cyclobib

Participez au tour de France des bibliothèques !

Le Tour de France est un événement très connu hors de nos frontières. Nous avons décidé de nous appuyer sur cette représentation très visuelle pour promouvoir nos bibliothèques françaises en vue du congrès IFLA 2014. Pour ça, nous avons besoin de vous et nous vous invitons à prendre une photo de vous :
  • en échappée ou en peloton,
  • en maillot jaune ou en maillot à pois
  • en danseuse ou assis
  • en vélo de course, de ville ou en vtt
  • en extérieur (devant la bibliothèque) ou en intérieur (soyons fous, tentez donc un petit col entre deux rayonnages) 
En voici un exemple pour commencer :

Les photos peuvent être 
Les photos seront imprimées et épinglées sur une carte de France, qui sera affichée lors des congrès de l'ABF 2013, de l'IFLA 2013 et bien sûr de l'IFLA 2014. Petit à petit et avec votre aide, nous pourrons présenter au congrès 2014 un véritable tour de France de nos bibliothèques.

N'hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, sur vos pages facebook, sur twitter (#cyclobib)

l'équipe IFLA 2014

mardi 5 mars 2013

Des bibliothèques de bénévoles

Il y a quelques mois, déjà 6 mois en fait, j'ai été invitée par l'association départementale pour la lecture de Charente Marinime, ADL 17, à intervenir sur la communication. J'ai dit oui, et persuadée qu'au fond mon public serait le même que d'habitude, je n'ai pas posé plus de questions.

La veille au soir, je rencontre la collègue qui m'avait invitée et je découvre que mon public sera composé quasi exclusivement de bénévoles animant des bibliothèques de villes de moins de 5000 habitants, voire même de moins de 1000 habitants. Autant dire que j'ai eu un bon moment de panique : que vais-je leur dire ? Comment adapter mon cours ? ces bénévoles connaissent-ils le monde des bibliothèques comme mon public habituel le connait ? ...

Deuxième moment de panique : j'avais tout préparé sur un powerpoint : il n'y avait pas de vidéoprojecteur, et avec plein de liens internet, il n'y avait pas internet. Comment parler de la communication sans montrer d'images de campagnes qui ont déjà eu lieu ? Comment montrer des plans de communications sans écrans ?

Et finalement, j'ai réalisé que c'était la meilleure situation. On ne parle pas de campagne de communication à des bibliothèques municipales comme à des bibliothèques qui sont ouvertes 10h par semaine et qui ne sont pas toutes dotées en informatique ?  Pour moi, qui ai commencé dans la communication avec des ciseaux et de la colle, finalement je retrouvais ce qui me plaisait, à savoir : convaincre d'abord de l'importance de la communication, chercher ensuite dans les outils que l'on a ceux qui permettront de faire de la communication, relever les manches et y aller.

Au final, j'ai adoré cette journée ! Ce qui a été vraiment appréciable était l'énergie de ces collègues bénévoles qui naviguent loin, bien loin de nos échanges twitter, blogs...qui étaient sans idées préconçues sur les bibliothèques et qui étaient plein d'un enthousiasme et d'un engagement que je peine parfois à retrouver chez les collègues titulaires. N'allez pas en conclure que je plaide pour le bénévolat dans les bibliothèques, non, disons que j'aimerais retrouver cette foi en la bibliothèque et en mon travail comme utile à un territoire que je connais, que je parcours et dont je participe à la construction.

bref, tout ça pour dire que j'ai un nouvel amour pour les bibliothèques de bénévoles et que j'ai décidé de lancer un abécédaire de bibliothèques bénévoles particulièrement actives. J'ai lancé un appel auprès des BDP françaises et j'espère pouvoir vous présenter la première lettre bientôt. à suivre, donc.

Raphaëlle

Ps : pour ceux que ça intéresse, un article est paru dans Sud-Ouest Charente Maritime pour parler de cette journée et notamment de la question du tourisme qui a été largement évoquée pendant la formation.



mardi 26 février 2013

Nouveaux enjeux de la communication en bibliothèques

J'ai eu la chance de pouvoir partir en mission à Yaoundé, Cameroun, mi-février. C'était une mission Bibliothèques Sans Frontières-Enssib auprès du CLAC. J'aurai l'occasion d'en reparler les semaines à venir, donc je ne m'étends pas trop sur le sujet pour l'instant.

Pendant le temps de la mission, j'ai été invitée par le CLAC à donner une conférence sur la communication. Je ne voulais redonner encore une présentation des stratégies de communication, ni reparler du travail avec les étudiants...bref, je voulais parler d'autre chose tout en parlant de communication. J'ai finalement choisi de pointer quelques domaines qui pour moi font les enjeux de la communication en bibliothèque, aujourd'hui ou demain. Je me suis intéressée à cinq points, à savoir :
  • légitimité
  • tutelles
  • évaluation
  • écologie
  • crises financières, crises politiques
On y retrouve les grands axes de ce qui me fait toujours question :

  • la question de l'identité de la bibliothèque
  • la notion de territoire
  • l'inquiétude concernant l'importance du résultat mesurable au détriment de la mission
  • la communication directe comme à la fois plus efficace et plus écologique (au sens double : écologie énergétique, écologie informationnelle)
  • et enfin la bibliothèque et son rôle politique affirmé ou non, accepté ou non.

Voici le powerpoint présenté, avec comme toujours moins de choses que dans le discours.



Il était intéressant d'échanger avec des collègues camerounais de ces questions qui finalement traversent tous les pays, pas toujours aux mêmes moments et dans les mêmes conditions, mais qui au fond sont tout à fait partagées.

Raphaëlle