jeudi 6 mars 2014

Voyages en signalétique : dans la rue pas loin du boulot

Il y a de ces signalétiques qui font froid dans le dos. Celle-ci par exemple, je ne m'en remets pas...
Blogger est vraiment insupportable !!! Il me retourne les photos que j'ai modifiées. ça m'énerve trop. si quelqu'un sait comment résoudre ce problème...
Donc, cette petite signalétique, vise à nous faire comprendre que nous sommes devant un hôpital. Là, c'est les urgences. Le signaléticien de base se dit, mais comment dessiner des urgences ? Tiens, si je faisais un bonhomme qui regarde l'heure ? Ben oui, tiens, on sait qu'aux urgences on y passe des heures, autant prévenir les bonnes âmes qui auraient un peu d'espoir de passer vite, que non, elles vont attendre.
Non, mais franchement !!! c'est quoi cette signalétique ! 

Salle d'opération, le chef est en vert. on y reviendra avec l'image en dessous.
Les deux autres médecins : en bleu le monsieur tout en musculature énergie, en rose la dame, au cas où on aurait pas bien compris au dessin de sa taille fémine, de son élégance naturelle cheveux et change légèrement déportée en avant...
Ils sont là, tranquilles, tournés vers le passant, bien plus grands, hyper confiants et s'ils ne veulent pas vous dire qu'ils savent ce qu'ils font et que c'est pas la peine de les emmerder avec ce que vous avez lu dans doctissimo, je ne sais pas ce que visait le signaléticien. Alors, bon, y en a peut-être que ça rassure. pas moi. 

et alors, le pompon ! c'est le médecin, qu'on sent chirurgien, devant sa table, masqué, en vert (vert de l'hôpital qui opère) et qui fait quoi ? Non, mais il prie !!!!! il se recueille !!!! on espère juste que c'est avant l'opération et pas après.
Qu'est-ce que ça dit ? eh bien que la médecine ce n'est pas que de la science ; le médecin n'est pas responsable de tout ; il en réfère lui-même à des autorités supérieures, et nul reproche ne peut lui être fait. Après tout, c'est un brave homme, confiant en bleu, mais humble en vert. Ne tirez pas sur le chirurgien, il fait ce qu'il peut. 
bon, la signalétique, si ce n'était pas clair pour tous, est porteuse de messages. Elle n'est jamais anodine. Cet hôpital énonce son rapport aux patients dès l'extérieur et bien sûr que le rappel de ces images, immenses dans la rue, joue sur la mentalité de celui ou celle qui vient consulter. à la fois, je trouve ces images scandaleuses, et à la fois, j'aime à les voir pour me rappeler combien tout est politique et combien la signalétique dans notre milieu, la bibliothèque, doit être pensée finement.

raphaëlle

samedi 1 mars 2014

Voyages en signalétique : Lausanne, la bibliothèque de l'EPFL

Je suis allée à Lausanne en novembre pour faire une formation "communication en bib" à la bibliothèque de l'EPFL. J'en ai profité pour faire une visite un peu express, car je n'avais vraiment pas beaucoup de temps devant moi, des lieux et traverser enfin ce fameux learning center. J'ai été vraiment étonné par le vide de certains espaces. La partie bibliothèque est plus fournie et plus vivante que bien d'autres parties qui, désertiques, semblent carrément abandonnées. Cela donne une impression assez étrange d"espaces inoccupés et non appropriés, assez cliniques. Côté bibliothèque, c'est différent. Pour commencer, il y a du monde, des livres, des bibliothécaires, des jeux-concours...et un peu de signalétique. Comme souvent, la signalétique utile n'a pas été la priorité des architectes et ça limite les possibilités d'affichage pour la bibliothèque. Dommage, car mine de rien, une belle signalétique, ça habille de suite un espace ; en lui donnant une fonction, en en rappelant son usage, on exprime, en un sens, combien cet espace est vivant.

J'ai pris quelques photos, mauvaises comme à mon habitude et à celle de mon iphone, que je vous livre ici. Petite sélection :
la banque d'accueil, dont j'ai oublié la signification des icônes. Allez je penche pour des livres et des prises.
Ou alors le logo de la bibliothèque et celui de l'EPFL (E pour EPFL). Franchement, je ne sais plus et je n'arrive pas à deviner le sens du second. Je ne dis pas que l'icône est mal choisie, car dans son contexte elle est certainement très claire. Etant décontextualisée, je ne sais plus. 

Signalétique à l'entrée du bâtiment. Cela ne sert pas tant à indiquer des services
qu'à pouvoir simplement évoluer dans l'espace, d'où la mention des ascenseurs, escaliers, terrasse....

Celle-ci refuse de se mettre dans le bon sens....
Sinon, j'aime bien la signalétique qui indique des services et la sortie sur le même plan.
Pour tout dire, c'est bien nécessaire, parce que c'est un vrai labyrinthe. 

Le resto, loin, là-bas, au fond...et avec une signalétique qui lui est propre. 

tiens, celle-ci refuse aussi de se retourner. Mystère...
Bien sûr, quand il y a des mécènes, il faut les faire apparaître. Entre ça et une plaque, je préfère personnellement ça. 

D'un côté, oui, d'une autre côté, bof.
D'abord tous les chemins mènent à droite, ou à droite mène à tous les chemins, ou alors les flèches sont juste décoratives ? Vous me direz, c'est circulaire, alors, oui, d'un côté comme de l'autre, on y arrivera.
à gauche en revanche, rien. enfin, si, il y a ce qui est à droite en passant par la gauche, mais sinon, rien.
Dommage quand même puisque à gauche, c'est la bibliothèque. 

Affiché à la grille qui sépare les espaces publics de l'espace pro
C'est drôle et c'est une bonne réaction signalétique qui joue sur les espaces offerts. Une peu d'humanité par l'humour, dans des espaces assez cliniques, je trouve que c'est une excellente idée. 


J'avais pris d'autres photos de la signalétique de rayonnage, des tables...et je ne sais pas, elles ont disparu de mon ordi/téléphone. Tant pis ou plutôt tant mieux, il faudra que j'y retourne et honnêtement ce sera avec plaisir, parce que l'équipe est très sympathique, bien dynamique et j'y ai vécu une véritable expérience internationale. Oui, oui, en Suisse, à 2h de Lyon, j'ai eu un de ces moments d'incompréhension entre deux cultures qui m'a fasciné et qui m'a beaucoup appris. On a eu en quelques sortes un débat sur la fonction politique de la bibliothèque, qui ne fait pas du tout évidence pour les collègues alors que pour les français, c'est une chose acquise. ça a été très riche et je les remercie de cette expérience. Comme quoi, pas besoin d'aller au bout du monde pour s'étonner de l'autre comme de soi.

Tiens, d'ailleurs, je retourne à Lausanne bientôt, à Bibliomédia, pour une formation signalétique. à bientôt donc collègues suisses !

Raphaëlle

jeudi 20 février 2014

Atelier Bobcatsss et Prix du meilleur poster Bobcatsss 2014

Cela fait 4 ans que je vais à Bobcatsss, 3 ans que j'y amène des élèves (2 masters PANIST par an), mais cette année était un peu spéciale, puisque c'était la première fois que nous y allions avec l'atelier bobcatsss.

L'atelier bobcatsss, c'est le nouvel atelier international enssib que j'ai lancé en mars l'an dernier. Les élèves, volontaires, participent à raison d'un rdv par mois entre avril et janvier. On y travaille la méthodologie "workshops bobcatsss", la soumission de propositions à un congrès international, la recherche de financements. Cette année, j'avais trois groupes de volontaires, soit 9 étudiant-e-s.  Les trois groupes ont proposé des workshops, ont eu de très bonnes évaluations et les trois groupes ont été retenus : 2 pour présenter leurs workshops, le 3ème pour présenter un poster (pour des raisons d'organisation thématique).
Finalement, seuls deux groupes sont partis et nous sommes donc allées à Barcelone pour Bobcatsss 2014 avec mes 2 masters PANIST et 7 élèves de l'atelier bobcatsss. L'enssib dans la place !


Le workshop : 

un workshop bobcatsss, c'est 1h de show avec en gros 15 minutes de présentation et 45 minutes d'animation d'un exercice à mener avec le public. Cela demande de connaitre très bien son sujet pour pouvoir le présenter synthétiquement tout en restant clair et dynamique. Et en anglais, of course.


Anita Singa-Saragba, Eva Legras, Mathilde Dumaine et Cécile Etesse, les 2 premières en master 2 SIBIST et les 2 dernières en master 2 PBD, ont relevé le défi sur le thème : humanités numériques et bibliothèques municipales. L'atelier a tout à fait fonctionné et a amené à repenser les relations entre chercheurs, publics et bibliothèque municipale de manière tout à fait intéressante. Bravo à elles quatre !

Le poster : 

je ne présente plus ce qu'est un poster, non ? Le poster à Bobcatsss, c'est du A1, exposé sur des grilles ou supports divers, une présentation en amphi de 5 minutes et 2 heures devant le poster pour discuter avec les visiteurs. Le poster à bobcatsss, c'est aussi un prix : celui du meilleur poster bobcatsss de l'année, avec un jury composé d'un-e enseignant-e, d'un-e bibliothécaire et d'un-e élève.


Marine Peotta, Morgane Desard et Solenne Billard-Nichele, la première en master 2 PBD et les deux autres en DCB 22, ont donc réalisé un poster avec brio sur le thème du classement de la fiction et, cerise sur le gâteau, ont remporté le fameux prix. J'étais toute folle et tellement fière ! Bravo à elles trois !


Et maintenant, place au nouvel atelier Bobcatsss. En plus de travailler sur Bobcatsss 2015 (Brno), nous allons travailler sur l'organisation de Bobcatsss 2016, qui aura lieu à .... Lyon !!!

Raphaëlle

mercredi 22 janvier 2014

Bibliotourisme en Colombie Britannique / par Giovanna Montano


Avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit tour autour de ce mot très utilisé par les gens qui pratiquent la profession de bibliothécaire : le bibliotourisme. Parmi le réseau web, ceux qui traduisent le terme simplement comme un nouveau mode de vacances, un phénomène très couru, une activité qui consiste à visiter des bibliothèques publiques sur son lieu de vacances, etc, ne manquent pas. Ailleurs je lis une définition plus spécifique : « Voyager en visitant exclusivement les bibliothèques des villes dans lesquelles on fait un arrêt.
Option subsidiaire: prendre des photos des lieux et les diffuser en ligne.
Option bibliobsessionnelle : prendre des photos des plus belles bibliothécaires en pleine action à la banque de prêt
».
Je reste convaincue des limites liées à ces définitions, mais en réfléchissant sur ma propre expérience personnelle je peux maintenant déclarer sans erreur que, pendant mon dernier voyage au Canada, j’ai pratiqué le célèbre bibliotourisme (pour découvrir des bibliothèques ouvertes 7 jours sur 7)!

Première étape : Whistler Public Library (http://www.whistlerlibrary.ca/)
L’établissement se trouve au cœur du village de Whistler, à 125 km de Vancouver, capitale du sport d’hiver avec un important massif montagneux et une station de ski très renommée en Amérique : Blackcomb. Cette ville touristique de moins de 10.000 habitants était protagoniste des Jeux Olympiques d’hiver en 2010 et le plan distribué aux visiteurs à l’occasion de cet événement (Guide to the 2010 Games in Whistler) montre « The library » parmi les attractions à visiter les plus importantes du village. 

En effet ce petit lieux mérite une visite, surtout pour constater qu’il est très fréquenté malgré les journées de assez belles pour se consacrer plutôt à la pratique du sport, que tout y est très bien organisé et que l’atmosphère y est également très agréable. En particulier, je reste très fascinée par la cheminée allumée dans la salle de lecture entourée par des fauteuils confortables qui répliquent parfaitement l’image du chalet de montagne et surtout du plaisir de la lecture. La déco liée aux fêtes de Noël contribue à donner à  cette bibliothèque l'image d'un lieu de communauté et de récréation et reflète l’esprit d’une ville touristique où le relax est privilégié.
Le personnel garde un grand sourire, il laisse un petit carton coloré, avec son nom, sur les livres pour conseiller les lecteurs et le programme destiné à la jeunesse est très intéressant : cours de danse, de musique, de chant for Babies côtoient le Youth Café for Teens (des soirées dédiées à la projection de films, à des matchs d’improvisation théâtrale et des jeux). La bibliothèque propose aussi des programmes plus sérieux comme la santé, la nutrition, le lifestyle dans l’importante phase de l’adolescence. Le village est un lieu touristique pendant toute l’année, aussi le nombre de familles accueillies y est considérable et explique l'activité si forte de la bibliothèque pour une ville de cette taille.
 Photos par Giovanna Montano




Deuxième étape : Squamish Public Library (http://squamish.bclibrary.ca/)

Le village nommé aussi Outdoor Recreation Capital of Canada est très connu pour son lac et pour les activités sportives d’été. On y trouve une petite bibliothèque assez fréquentée capable de connecter la communauté au monde : d’un côté la petite galerie située à l’entrée du bâtiment représente le foyer destiné aux œuvres d’artistes locaux qui ont ici l’occasion de montrer leur culture squamish (indigène), de l’autre côté l’accueil distribue brochures et informations nécessaires pour la vie quotidienne (par ex. les horaires d’autobus). Ici comme ailleurs la bibliothèque est un point de rencontre pour la communauté. Je retrouve la cheminée et sa chaleur naturelle, le distributeur de gel désinfectant pour les mains, mais surtout un bac rempli de sacs en plastique à réutiliser pour les transports des documents choisis en prêt. Ce sont pas des concepts nouveaux, mais ils deviennent très intéressants du moment où ils sont le miroir de leur société. Les bornes électroniques pour les opérations prêts/retour sont présentes aussi dans la section jeunesse avec un design plus attractif et une hauteur adaptée aux juniors.





Troisième étape : Vancouver Public Library (http://www.vpl.ca/)

Cette bibliothèque est représentée par un réseau de 22 bibliothèques, où la Central est rappelée dans les guides touristiques pour son architecture dans le style Colosseum magnifiant. L’énorme entrée est le lieu idéal pour boire un café (chose fondamentale dans la vie des habitants de cette ville) et pour profiter du magasin Book’mark – The Library Store. L’achat de livres d’occasion ou de souvenirs représente un des soutiens économiques possibles pour la bibliothèque. Son ouverture date de 1995, le design est de Moshe Safdie et aujourd’hui ce lieu met à disposition de ses usagers 1,2 millions documents qui trouvent leur place sur sept niveaux. Près de l’accueil, un ensemble de documents renseigne sur la mission, les objectifs, les services et même le rapport financier. Je découvre ainsi que chaque jour plus de 6.000 personnes visitent la Central Library, qu’un pourcentage de 74% des habitants utilisent le réseau, que les documents sont disponibles en 17 langues, etc. Sans aucune doute la principale caractéristique que j’ai pu remarquer ici et en visitant d'autres annexes est la multiculturalité : les brochures et les formulaires sont disponibles à l’accueil en plusieurs langues, et les documents conservés parlent 16 langues (sans compter l’anglais) ! Pour faciliter les recherches de l’usager, il est possible de connaitre quelles annexes sont conseillées pour consulter un fond de documents en italien, en chinois, ou en polonais, grâce aux brochures dédiées et au personnel (les bibliothécaires parlent différentes langues). La distribution des œuvres étrangères est gérée par rapport à la densité d’habitants d’autres origines dans les quartiers. Une place spéciale est destinée à la langue française dans le secteur jeunesse : cette collection est mise en évidence suite à l’importance dans les écoles de cette l'apprentissage de cette langue.
Si les espaces dédiés à internet sont très grands et très fréquentés, une technologie plus datée reste présente pour rencontrer les besoins de chacun : on y trouve même des téléphones publics à pièces.






Giovanna Montano, étudiante en master Politiques des Bibliothèques et de la Documentation, Enssib (Lyon)

vendredi 13 décembre 2013

Appel à traduction : IFLA 2014

Les sections et groupes d'intérêt spécial de l'IFLA ont commencé à publier leurs appels à communication pour les conférences qui seront organisées cet été au sein du congrès : http://conference.ifla.org/ifla80/calls-for-papers


Je fais un appel auprès de vous pour que le maximum de ces appels soient traduits en français, de sorte que nos collègues français et francophones y aient plus facilement accès.

IFLA WLIC 2014, Lyon, France

Pour information, quelques uns sont déjà traduits ou en cours de traduction. Sont traduits :
  • Literacy and Reading Section 
  • Africa Section with Libraries for Children and Young Adults Section
Sont en cours de traduction ou de publication sur le site : 
  • Library Theory and Research
  • Library History Special Interest Group
  • Library Services to Multicultural Populations Section

Si vous souhaitez participer à cette campagne de traduction, je vous invite à

  1. Choisir le texte que vous voulez traduire sur la page suivante : http://conference.ifla.org/ifla80/calls-for-papers
  2. Me l'indiquer (pour éviter les traductions en 2 ou 3 exemplaires) en commentaire ou par courriel, 
  3. le traduire (les textes font en général deux pages, dont une qui est identique ou presque pour chaque appel. Pensez à prendre modèle sur une traduction déjà faite pour ne pas retraduire mais recopier ce qui a déjà été traduit ailleurs),
  4. m'envoyer la traduction que je ferais passer aux sections concernées. (raphaelle.bats@enssib.fr). 
Merci à tous et toutes pour votre aide !

raphaëlle

lundi 9 décembre 2013

International Solidarity Initiative Par Lydie-Anne Hascal






La bibliothèque solidaire de Bethléem est un lieu où chacun vient pour partager et développer leurs connaissances afin d’améliorer les conditions de vie, en termes de liberté et d’autonomie des palestiniens. Ils se considèrent comme étant un groupe populaire de résistants non violents. Leur but est avant tout de développer l’éducation des enfants. Et cela commence par la création d’une bibliothèque qui soit ouverte à tous, et démocratique, ce qui est rare à Bethléem. Le fonds documentaire proposé est essentiellement des romans, de la poésie, du théâtre et des ouvrages pédagogiques (pour apprendre les langues par exemple.)
Cette bibliothèque est donc à la recherche d’ouvrages que différentes bibliothèques ou librairies à l’international pourraient leur offrir. De plus, la présence d’acteurs internationaux dans leur projet leur donnerait plus de poids au niveau médiatique. 

Source ici

La source ne me semblant pas très fiable, je publie cet article en plus des autres. Cela me paraissait intéressant, mais je n'ai rien trouvé de plus officiel concernant cette initiative donc, je vous le partage, mais je reste dubitative quant à sa véracité.

Droits de l'homme, solidarité professionnelle des bibliothécaires et relations internationales par Lydie-Anne Hascal



La mission première du bibliothécaire est de continuer à répandre l’idée de la liberté d’expression et cela, quelque soit le pays, la ville où il travaille. Cela, pourtant n’est pas accepté par certains pays dont la démocratie n’est pas la priorité.
La commission Droits de l’Homme et Solidarité Professionnelle de l’ABF a pour mission de défendre les différentes professions qui peuvent être victimes de violations graves de leurs droits de l’homme au sein de l’exercice de leur profession.
Dans le secteur des bibliothèques et des archives, il existe de nombreux cas de prisonniers d’opinion. Cette commission nous rappelle donc les nombreuses personnes qui sont ou ont été victimes de cette répression, et afin de les aider, le secrétaire de cette commission, Philippe David nous invite à prendre conscience de ce grave manquement à la liberté qui sévit pour nos collègues, et appelle également le président de l’IFLA à intervenir auprès des personnes compétentes dès qu’il est informé d’un nouveau cas de répression d’un collègue bibliothécaire en raison de ses opinions.
Déjà, la procédure de l’UNESCO a été mise en place afin de trouver une solution de libération pour ces prisonniers d’opinion, mais aussi pour permettre une prise de conscience de l’existence de ce problème, car beaucoup ont tendance à penser que les bibliothécaires peuvent être épargnés par cette difficulté.  

Source ici